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    Lise Pinault (TGS France) : « Développer votre singularité au sein d'un groupe pluriel »

    Vincent Aboyans30 oct. 202617 min de lecture

    Culture commune d'un groupe multi-métiers : Lise Pinault (TGS France) racontait en 2023 comment avocats, comptables et consultants travaillent ensemble.

    Interview de Vincent Aboyans pour le podcast Harmony Inside. Entretien diffusé le 27 février 2023. Les chiffres cités sont ceux de TGS France au moment de l'entretien. Écouter l'épisode

    Comment tenir une culture commune dans un groupe multi-métiers, quand des avocats, des experts-comptables, des consultants et des informaticiens travaillent sous la même marque ? Au moment de l'entretien, début 2023, Lise Pinault était avocate associée de TGS France Avocats, le cabinet d'avocats du groupe TGS France : un groupe d'un demi-siècle, environ 1 700 collaborateurs, six métiers et plus de cent bureaux, de la Normandie au Sud-Ouest. Elle parlait du groupe de l'intérieur, sans en être la dirigeante.

    Son récit décrit des dispositifs, sans chiffres d'efficacité : une École du management qui réunit tous les métiers, un mentorat confié à quelqu'un d'un autre métier ou d'une autre ville, la règle d'un seul « client du groupe », et une promesse employeur mise à l'épreuve par l'histoire d'un avocat parti traverser l'Atlantique. Pour un dirigeant ou un DAF de groupe, chacun de ces dispositifs a un coût (temps non facturé, entraide entre entités) et se décide au comité de direction. Un encart en fin d'article résume la suite.

    TGS France : six métiers autour de la même table

    Vincent Aboyans : Est-ce que tu peux te présenter, et nous dire le plus simplement possible ce qu'est TGS France ?

    Lise Pinault : Je m'appelle Lise Pinault, je suis avocate en droit des sociétés au sein du cabinet TGS France Avocats, depuis dix ans maintenant. TGS France Avocats appartient au groupe TGS France, un groupe français interdisciplinaire qui a 50 ans d'existence. Il accompagne ses clients dans une offre globale de services et de conseil, dans six principaux domaines d'activité : le métier d'avocat, l'expertise comptable, mais aussi le conseil, l'informatique, la RH… Le groupe regroupe 1 700 collaborateurs environ. TGS France Avocats, dont je suis associée aujourd'hui, c'est 170 collaborateurs, dont 80 avocats et juristes, sur tout le domaine du droit des affaires, avec une approche transversale et des dossiers gérés en mode projet. C'est tout l'intérêt et la singularité de notre groupe : l'intermétier.

    Vincent Aboyans : Gérer un dossier en mode projet, concrètement, ça veut dire quoi ?

    Lise Pinault : Prenons une levée de fonds. Elle fait appel à la finance pour la valorisation, y compris celle du capital immatériel, pour aller négocier avec les investisseurs ; puis au tour de table et à la présentation du dossier ; enfin à la réalisation juridique, la négociation et la rédaction des actes. Là, on a trois, voire quatre métiers qui travaillent ensemble autour de la table pour apporter une offre concrète et globale au client. Un client peut très bien travailler avec un seul métier, comme avec deux, trois, quatre, cinq ou six métiers du groupe : c'est son choix, en fonction de ses besoins.

    Faire tenir une culture commune dans un groupe multi-métiers

    Vincent Aboyans : Quand tu interviens sur l'informatique, le juridique ou le financier, il y a des cultures métiers assez fortes. Qu'est-ce qui fait que vous arrivez à travailler ensemble, vus de l'extérieur comme une seule équipe ?

    Lise Pinault : Ça fait partie de l'ADN du groupe. Nous renouvelons tous les cinq ans un projet d'entreprise, et l'un de ses axes stratégiques, c'est l'intermétier, l'interdisciplinarité. Un autre axe à mettre en lien, c'est le sujet RH, parce qu'il faut une uniformisation de nos pratiques, une culture globale. Nous mettons en place des process, des outils et une culture forte qu'on ancre dans les valeurs, des valeurs identifiées, formalisées, ancrées en chacun de nous.

    On est présents dans 135 villes, si je ne dis pas de bêtises, de la Normandie jusqu'au Sud-Ouest. Il y a des singularités, et il y a cet ADN qui permet de nous réunir tous, malgré les particularités propres aux régions ou aux cabinets.

    Vincent Aboyans : Ce projet d'entreprise, j'ai cru comprendre que vous le construisiez de manière plutôt collaborative. Comment ça se passe ?

    Lise Pinault : Il a été renouvelé très récemment. Il s'appelle Ensemble 2026, et c'est assez révélateur de ce qu'il contient : un engagement sociétal fort et un accent mis sur la marque employeur. On en fait un moment avec tous les collaborateurs : le nom Ensemble 2026 a été voté par l'ensemble des collaborateurs, comme celui qui se rapproche le plus de qui ils sont et de la vision qu'ils veulent pour les cinq prochaines années.

    Un exemple de ce qui fédère : l'axe handicap. Cet engagement existe dans le groupe depuis dix ans. Il est venu d'un des associés, qui a monté le projet et l'a fait adopter par ses associés : chez nous, chacun a la capacité d'avoir des idées et de les proposer. Nous avons une filiale, Socia3, qui est une entreprise adaptée. Mais on peut très bien promouvoir l'emploi des personnes en situation de handicap chez TGS France Avocats ou dans l'expertise comptable : aujourd'hui, au sein du groupe, tous nos postes leur sont ouverts, et on se donne les moyens, la formation, la sensibilisation des managers et les outils pour les accueillir. Et pour emmener tous les collaborateurs dans cette démarche, nous avons constitué une équipe de cinq sportifs paralympiques, en vue des échéances de 2024.

    R²SE : quatre valeurs pour 1 700 personnes

    Vincent Aboyans : Vous avez quatre valeurs, avec un acronyme, R²SE : responsabilité, respect, solidarité, engagement. À quel moment les avez-vous écrites ?

    Lise Pinault : Pour être tout à fait honnête et transparente, je suis dans le groupe depuis plus de dix ans, et je les ai toujours connues. Elles n'ont pas changé depuis que je suis arrivée, à part le nom sur le support quand on est passés à TGS, il y a quelques années. Ce support est dans l'ensemble des bureaux, chez les managers, dans les salles de réunion, affiché comme la règle et l'ADN de TGS. Il y a plus de dix ans, on ne parlait pas de la RSE comme aujourd'hui, mais choisir l'acronyme R²SE était déjà assez représentatif.

    Vincent Aboyans : Dit comme ça, ce que tu mets derrière l'engagement et ce que j'y mets peuvent être différents. Multiplie par 1 700 personnes et par quatre mots : ça fait beaucoup d'interprétations. Vous avez formalisé ce qu'il y a derrière ?

    Lise Pinault : Ces valeurs, au-delà d'être affichées, sont mises en place au quotidien et inculquées par les managers. On n'a pas tous le même niveau d'engagement, ni envie de développer nos compétences à la même vitesse : il n'y a pas une seule bonne réponse. Prenons la solidarité. On a parlé du handicap, mais la solidarité, c'est aussi au sein des équipes. S'il y a quelqu'un en difficulté, ou au contraire quelqu'un qui a du temps disponible, on ne raisonne pas en « mes dossiers, mes clients » : je viens aider les collaborateurs, on est une équipe.

    Vincent Aboyans : Avec plusieurs entités, plusieurs bureaux, plusieurs comptes de résultat, il y a la tentation de dire : « c'est mon client, ce n'est pas le tien ; ma facture, ce n'est pas la tienne ».

    Lise Pinault : Ça, c'est ce qu'on évite à tout prix.

    « On a un client qui est le client du groupe, des collaborateurs qui sont les collaborateurs du groupe. »

    Lise Pinault : Et on met tout ça au profit du développement des compétences et de l'activité, pour que tout le monde y trouve son compte, que tout le monde s'y sente bien, que les gens aient envie de rester. Recruter de nouveaux talents, d'accord, mais aussi fidéliser tous ceux qui sont en place.

    La promesse employeur : développer sa singularité dans un groupe pluriel

    Vincent Aboyans : Ça ne sert à rien de travailler ta marque employeur si tu n'as pas travaillé ta culture et tes valeurs : tu brasses du vent. Quelle promesse faites-vous aux talents ?

    Lise Pinault : La promesse qui est faite aux collaborateurs, et moi, j'aime bien cette promesse-là, c'est : développer votre singularité au sein d'un groupe pluriel. On l'a formalisée. On est un groupe interdisciplinaire, plusieurs métiers travaillent ensemble pour apporter une solution globale aux clients, avec la volonté de faire grandir les équipes, les collaborateurs. Il existe un fort plan de développement des compétences. Pour le métier d'avocat : un accompagnement fort des alternants et des stagiaires, des assistants qui deviennent juristes, des juristes qui deviennent avocats. Fin 2022, on a eu six nouveaux avocats issus de nos rangs.

    Il n'y a pas de « je suis assistant, je reste assistant et je me cantonne à mes missions d'assistance ». Si tu as envie d'aller plus loin, saute le pas, prends ce dossier-là, on y va ensemble et on se forme, et petit à petit, fixe-toi des objectifs. On a tout un pôle formation en interne. Le groupe grandit, avec les clients mais aussi avec les collaborateurs, dans un objectif de grandir ensemble.

    Faire de la place à chacun : promotion interne et mobilité entre métiers

    Vincent Aboyans : Dans un modèle de cabinet, comment crées-tu de la place pour que chacun puisse être promu ? Sinon, une logique d'up or out se défend aussi.

    Lise Pinault : La montée en compétences se fait aussi avec le développement du cabinet : qui dit développement de l'activité dit qu'on crée cette place-là. Tout le monde grandit, y compris l'avocat qui était en place, qui devient peut-être responsable d'un plus grand secteur. Ça se fait très naturellement, mais de manière concertée : au sein du cabinet d'avocats, un comité de direction fait le tour de l'ensemble des collaborateurs, où chacun en est de son plan de développement des compétences, où sont ses opportunités.

    On est aussi très ouverts à la mobilité intermétier. Une personne qui travaille chez TGS France Avocats peut demain travailler chez TGS France Consultants, avec des validations de compétences. Ces transferts entre sociétés existent, et on promeut cette mobilité-là.

    « Banco Gauthier, on te recrute » : la singularité mise à l'épreuve

    Vincent Aboyans : Si ça sent bon à l'extérieur de la boulangerie, t'as intérêt à ce que ce soit bon une fois que tu es rentré. Est-ce que tu as une histoire de collaborateur qui illustre cette singularité ?

    Lise Pinault : Elle passe d'abord par tous les moments de convivialité. Les challenges sportifs viennent des bureaux, que ce soit Octobre rose ou un triathlon où tous les collaborateurs du groupe sont invités à former des équipes intermétiers, intergénérationnelles, de différentes régions.

    Et pour donner un exemple qui me marque, un petit clin d'œil à Gauthier, avocat en droit des affaires chez nous. Il est parisien, et il a postulé pour travailler en Vendée : le cadre de vie de la province, au bord de la mer, mais sur des dossiers de taille parisienne. Pendant son entretien, il dit : par contre, j'ai un projet, faire la Mini-Transat. C'est un rêve, traverser l'Atlantique, et ça va lui demander beaucoup de temps, beaucoup d'énergie, y compris sur l'activité professionnelle.

    « On lui a dit banco. La position était de dire : banco Gauthier, on te recrute. »

    Lise Pinault : Tu vas vivre ton rêve et faire ta transat. On va te laisser le temps dont tu as besoin pour tes entraînements, on va t'encourager et mettre les 1 700 collaborateurs derrière toi. Dans nos bureaux, nous avons des affiches de 4 par 3 de Gauthier sur sa transat. Ça a fédéré : il y avait des groupes WhatsApp pour l'accompagner, « allez Gauthier, bravo Gauthier », presque une mascotte. Il a fini sa transat, et il a fait le job. Quand il était sur l'eau, tout le monde a aidé à reprendre ses dossiers, à faire l'intérim. C'est ça, la singularité : pour Gauthier, pour son projet, et pour l'ensemble des collaborateurs qui le soutiennent.

    Vincent Aboyans : En tant qu'employeur, tu as deux attitudes possibles : refuser, perdre la personne, et tant pis ; ou retourner le truc en lui disant : tu n'as pas besoin de choisir, viens chez nous. Tu la recrutes, et en plus ça a un effet très bénéfique sur l'ensemble des autres collaborateurs.

    Casser les silos entre métiers : mêmes repères d'une ville à l'autre

    Vincent Aboyans : Dans les groupes qui grandissent en rachetant ou en ouvrant des bureaux, plus tu descends dans la pyramide, plus tu as une fierté d'appartenance au local, et le comité de direction du groupe paraît très loin. Comment traitez-vous les particularismes ?

    Lise Pinault : Il y a des particularismes, effectivement : chacun de nos bureaux a son histoire. Ce qui compte, c'est notre ADN et ces valeurs-là. Je dirais presque que la compétence… non pas qu'elle vienne en deuxième, mais :

    « Tu es compétent, mais tu n'as pas ces valeurs-là, tu ne t'y retrouveras pas. Tu ne resteras pas. »

    Lise Pinault : Ou tu ne viendras pas, parce que les valeurs sont le socle numéro un. Si tu ne les partages pas, tu vas vite te sentir en décalage.

    Et oui, on uniformise au maximum nos pratiques, nos process, nos outils : si tu es un client TGS d'une ville, tu as les mêmes repères dans une autre ville, et pour les collaborateurs aussi, via des parcours de formation. Nos managers suivent tous la même École du management, et ils la suivent ensemble : un avocat avec un expert-comptable, avec un consultant, avec un informaticien, avec un gestionnaire de paie. On évite au maximum ces silos, on propose aux collaborateurs d'échanger, de se retrouver. Une ville peut organiser ses propres formations, mais l'idée est de sortir au maximum de son côté local pour venir voir le reste du groupe. Que les particularismes soient des éléments positifs, mais que le groupe soit bien derrière.

    Former les managers ensemble, tous métiers confondus

    Vincent Aboyans : Les managers sont la courroie de transmission de tes valeurs et de ton leadership. Est-ce qu'ils sont formés autour de ces valeurs ?

    Lise Pinault : L'École du management a évolué depuis que je l'ai suivie. Il y a l'aspect technique du management, et tout l'aspect leadership : résolution des difficultés, gestion du temps, gestion de collaborateurs, les différents profils qu'on peut avoir en face de nous et comment on y répond. C'est cet intermétier-là qui est une force : je viens avec mon problème, et ce sont les autres participants qui posent des questions et réfléchissent pour m'aider à le résoudre. On fait du codéveloppement. On se revoit six mois après, avec les mêmes personnes : comment s'est passée ta prise de poste, quelles sont les difficultés, qu'est-ce qu'il faut revoir ? Et on se revoit encore plusieurs mois après. Le groupe propose un vrai suivi, avec des parcours individualisés.

    Vincent Aboyans : Vous vendez le temps de vos collaborateurs. Tout ce temps de formation, c'est du temps que tu ne factures pas. Ça vaut le coup ?

    Lise Pinault : Oui. Très clairement. Ça prend du temps, mais ça développe les compétences du collaborateur, ça développe la cohésion entre tous, le fait qu'on se sente bien, qu'on soit accompagné. Et l'accompagnement a un rôle plus important qu'on ne le pense, parce que c'est un vrai soutien, notamment pour les plus jeunes.

    Pour eux, on a instauré du mentorat : quelqu'un du groupe, d'un autre métier ou d'une autre ville, qui n'est pas mon manager, vient mentorer un plus jeune, répondre à ses questions, l'accompagner dans sa prise de poste, dans l'appréhension du groupe, des valeurs, de la façon dont on s'organise. On croit vraiment que ça en vaut la peine.

    Vincent Aboyans : Hors de ta ligne de métier et hors hiérarchie, ça force à parler de ce que vous avez en commun, sans crainte.

    Raison d'être et RSE quand l'impact n'est pas le métier

    Vincent Aboyans : Quand le cœur de métier de ton entreprise n'est pas d'avoir de l'impact, comment intègres-tu cette logique dans ton activité ?

    Lise Pinault : Ça fait partie du projet d'entreprise, c'est un des axes stratégiques, et ça fait partie du sens à donner aux collaborateurs. Une équipe est chargée du sujet pour les cinq prochaines années, avec un plan pour continuer à décliner ces valeurs RSE au niveau du groupe : comment améliorer notre propre activité, et ce qu'on peut faire pour nos clients. On travaille sur l'éthique, la sobriété énergétique, le matériel informatique, le bilan carbone des collaborateurs et de chacun de nos bâtiments. Favoriser le covoiturage, si on ne le fait pas aujourd'hui, c'est qu'on n'y est pas : c'est sur l'au-delà qu'on travaille.

    Ces valeurs se retranscrivent dans notre raison d'être : penser et agir global et durable. Le global, c'est l'intermétier et l'international ; durable, c'est durable dans les relations qu'on entretient avec les collaborateurs, nos partenaires, nos clients.

    Vincent Aboyans : La raison d'être, c'est en général la première étape avant de l'inscrire dans ses statuts. Vous avez pensé à devenir entreprise à mission ?

    Lise Pinault : Aujourd'hui, on en est à la raison d'être, qui vient d'être déclinée. À suivre.

    Grandir au rythme des équipes

    Vincent Aboyans : Avec 50 ans d'histoire et 1 700 collaborateurs, avez-vous encore des ambitions ? Comment ça se structure ?

    Lise Pinault : Oui, on a toujours des projets. Ça se structure en étant raisonnable : le développement de l'activité doit aller avec le développement des compétences, et il faut que tout le monde soit embarqué et suive.

    « Ça ne sert à rien d'aller trop vite et de faire des choses si on n'a pas les équipes, les hommes, les personnes qui adhèrent au projet. »

    Lise Pinault : Ce développement, c'est aussi une rencontre de valeurs : on n'ouvrira dans une autre ville que si on a en face, au-delà de la compétence et du métier, la personne qui a les valeurs pour avancer avec nous. Grandir, oui, développer l'activité, oui, en conservant nos valeurs, avec des collaborateurs qu'on emmène et qu'on fait grandir en même temps et au même rythme.

    Vincent Aboyans : Quand tu es une petite boîte un peu en galère de clients, je ne juge pas celui qui saisit une opportunité qui ne lui ressemble pas à 100 %.

    Lise Pinault : Quand on l'a fait par le passé, ça ne s'est pas concrétisé. À un moment donné, on n'a pas les mêmes envies, et on a des règles de fonctionnement ancrées, fortes, qu'on s'attache à respecter. À partir du moment où on n'est pas en phase, on ne va pas au bout du projet. Les ouvertures de bureaux ou les rapprochements avec un autre cabinet seront raisonnés, de manière à garder la proximité. On est sur une grosse moitié ouest de la France ; il faudrait peut-être quelques points d'attache un peu plus à l'est, une fois qu'on aura trouvé le projet qui nous parle, et qui parle aux collaborateurs et aux personnes qui piloteront ces bureaux.

    Vincent Aboyans : Quel conseil donnes-tu à un dirigeant qui hésite, dans le rush de son activité, à mobiliser du temps et de l'argent pour définir et décliner sa culture d'entreprise ?

    Lise Pinault : Je lui dirais qu'aujourd'hui, c'est incontournable. La culture d'entreprise et la marque employeur participent au recrutement, et il y a aussi un énorme volet fidélisation des collaborateurs qui sont en place. Il y a la manière dont on fait le métier, le sens qu'on y donne, et la culture d'entreprise y participe grandement.

    Pour aller plus loin

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